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 Ze veux, ze veux, ze veux être écrivain ^^

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MessageSujet: Ze veux, ze veux, ze veux être écrivain ^^   Dim 10 Juin - 13:04

-Quel est votre style d'écriture dans le cadre d'un RPG ? Médiéval ou réaliste, je me débrouille... C'est avec le futuriste, fantaisy ou des trucs comme ça que j'ai du mal =$

-Donnez un exemple de ce que vous écrivez, ou faites un petit texte free style.


Le temps était gris et orageux. De gros nuages lourds de pluie voilaient l'horizon de leur froid manteau d'hiver, et l'air de ce matin de décembre était si froid que même le soleil s'était emmitouflé dans son manteau de nuages. Le vent soufflait doucement, signe qu'un Elu de l'air n'était pas loi, et les brindilles sèches, seuls souvenirs que l'été avait un jour existé, qui persistaient à sortir leur corps long et fin du sable ondulaient gracieusement sous la faible bise. Seuls de rares oiseaux de mers osaient pointer leur bec sur la plage dont aucune trace de pas ne troublait la surface lisse et pure, picorant allègrement dans le sable de la nourriture invisible qu'eux seuls pouvaient identifier.

Elveus venait de monter la plus haute dune, qui surplombait tout ce paysage désertique, soulevant de deux doigts les pans de sa longue robe d'un gris qui se fondait parfaitement au paysage. Elle s'avança, de son habituel pas lent et calme, vers le plus haut point de cette dune. De là, elle observa le paysage ; l'horizon plat, séparant la mer sombre et le ciel gris, les oiseaux blancs et gris, le sable plus terne que de raison... Tout cela formait un ensemble triste, apte aux pensées les plus sombres.

Mais ce n'était pas l'état d'esprit d'Elveus. Enfin, pas exactement. Elle se sentait plutôt comme le vent, qui passait, calme et doux, froid et indifférent à tout ce qui se trouvait sur son passage. Il passait, sans se préoccuper du monde qui l'entourait, sans jamais s'arrêter, contournant tous les obstacles qu'il rencontrait. C'est exactement ce qu'Elveus ressentait. Bien sûr, elle n'était pas comme ça et elle le savait, mais elle se sentait à ce moment-là l'assurance et l'audace d'imiter ce vent, calme et indifférent. Elle se sentait de glisser sur les êtres, sur les choses, pour qu'ils ne ressentent qu'un souffle glacé dans leur cou, elle voulait voir les poils se hérisser à son approche, elle voulait faire pencher l'herbe et voler le sable... Elle n'avait rien de tout ça, mais la simple pensée que ce même vent auquel elle se comparait était ici, tout autour d'elle, lui caressait les joues, les mains, les jambes, la remplissait d'une joie sourde, indéfinissable. Cette joie qui vous imprègne d'une impression d'étouffement, qui vous donne envie de rire et de pleurer à la fois, cette joie qui ne vient que dans les moments de paix absolue... C'était cette joie qu'Elveus ressentait en profitant pleinement du paysage qui s'offrait à elle.

Elle resta quelques instants, immobile, les bras en croix et les yeux fermés, profitant silencieusement du vent qui semblait venir de partout et de nulle part, admirant aveuglément le paysage qui s’étendait devant elle. Enfin, sans raison apparente, elle rouvrit les yeux, doucement, comme quelqu’un qui se réveille d’un sommeil réparateur. Elle baissa les bras, et après un dernier regard à la plage dépeuplée se retourna, et s’assit par terre, sans faire attention au sable qui rentra dans ses chaussures, dans chaque repli de sa robe, envahissant tout ce qu’il touchait. Elle traça dans ce même sable, avec le doigt, des dessins plus ou moins abstraits, représentants tantôt des étoiles, tantôt de simples arabesques, ou parfois même des figures qui semblaient avoir un sens caché, dont elle seule pouvait comprendre la signification.
Ainsi assise dans le sable froid, le menton paresseusement appuyé sur le poing, elle réfléchit aux quelques années qui venaient de passer. De sa petite enfance dans la ferme familiale à son renvoi du couvent, en passant par sa longue éducation dans le cloître et tous les souvenirs qui s'y ralliaient. Elle repensa tout précisément à ce qui l'avait fait bannir.

D’un geste de la main, effaçant toute trace de dessins dans le sable devant elle, Elveus chassa de sa tête le souvenir de tant de souffrance. C’était en effet à cause de sa bonté qu’elle avait été chassée du cloître, excommuniée et bannie à jamais de la religion qui avait occupé sa vie pendant tant d’années. Une rage sourde s’empara d’elle à ce souvenir désagréable. Elle n’en voulait pas aux sœurs qui avaient tant fait pour elle, et trouvait justifié d’avoir ainsi été bannie. Mais elle s’en voulait à elle-même d’avoir fait preuve de tant de naïveté et d’avoir ainsi trahi les femmes si bonnes et si pieuses qui l’avaient élevée.Elle releva la tête, cherchant à faire face au monde réel plutôt que de rester plongée seule dans ses souvenirs.


Elveus leva les yeux, regardant la mer venir s’évanouir sur le sable, par à-coups, comme si chacune de ses vagues allait être la dernière. Elveus regardait toutes ces vagues venir mourir ainsi, chacune suivant sa précédente, comme un suicide collectif, et le temps d’un court instant elle pensa à aller se jeter dans l’eau, et nager, nager, nager aussi loin que ses muscles la porteraient, puis se laisser porter par le courant vers d’autres horizons qu’elle ne verrait sûrement pas vivante. Mais ces sombres pensées furent chassées par la vue d’une jeune fille, debout en face de l’eau, qui ne semblait rien faire si ce n’est simplement se tenir debout, face à l’horizon, semblant défier la mer de l’emporter.

Elveus ne la vit pas simplement comme une fille qui se tenait sur la plage. Non, elle était bien plus que ça. A elle seule elle brisait toute la lignée de vagues qui venaient s’échouer sur le sable blanc, affrontant l’ordre des choses sans même le vouloir. Le bas de sa longue robe était mouillé, ce qui ne semblait pas la déranger. Elle ne semblait pas avoir froid non plus, ce qui était étonnant… Elle apparaissait à Elveus comme une apparition, un mirage, comme une déesse inébranlable qui n’apparaissait qu’aux âmes seules errant sur les plages et songeant avec mélancolie à la simple solution du suicide.

Elle hésita un instant à aller la voir, mais se ravisa. C’était tellement plus beau, plus féerique de ne la voir que de loin. En s’approchant, elle pourrait découvrir que ce n’était qu’une simple fille qui venait se tremper les pieds dans l’eau, ou avec un peu de chance une autre élève de Tara. Mais de là où elle était, elle pouvait tellement rêver, laisser place à l’imaginaire, s’imaginer que c’était vraiment une apparition… Alors elle resta dans son coin, observant de loin la jeune fille qui ne bougeait pas depuis un moment.

Elle n’était pas très grande et devait avoir le même âge qu’Elveus. Sa longue robe trempait dans l’eau et se balançait avec la mer au rythme des vagues. Elle ne bougeait toujours pas, comme dans l’attente d’un bateau qui amènerait son fiancé, comme dans les contes que le père d’Elveus lui lisait, à elle et ses sœurs, le soir devant la cheminée de la petite ferme où elle était née. Que ces souvenirs étaient loin maintenant… En y repensant, Elveus pouvait découper sa vie en trois parties : sa petite enfance, simple et douce, en compagnie de sa famille ; son enfance dans le couvent, où tout était réglé d’avance et où les châtiments étaient courants ; enfin venait Tara, où elle se trouvait pour l’instant. Elle y était depuis peu, et elle avait encore du mal à s’adapter à la vie de tous les jours hors du couvent.

Finalement, rattrapée par sa curiosité, Elveus se décida à se lever et à rejoindre l’étrange apparition. Elle descendit la haute dune, dérapant à moitié dans le sable qui se dérobait sous ses pieds. Elle arriva enfin en bas, après quelques minutes de dérapage. Elle fit quelques pas mais s’arrêta vite, et s’assit dans le sable pour enlever ses chaussures. Simples chaussures cirées noires, elle n’y tenait pas vraiment. Mais c’était les seules qu’elle possédait… Elle avait en effet une très maigre trousse, et ses affaires ne prenaient dans l’armoire de sa chambre que la moitié de la place qui leur était réservée. Mais ça lui suffisait largement, elle n’avait jamais été matérialiste.

Elle se releva et continua sa marche vers l’apparition, de son habituel pas lent et doux, délaissant ses chaussures, seules et abandonnées, petite tache noire au milieu de l’immensité blanche du sable. Elle arriva enfin juste derrière la jeune fille, qui paraissait de près bien plus réelle. Elle ne semblait pas l’avoir remarquée, et Elveus profita de cet avantage pour l’observer un peu plus en détails. Apparemment, elle pleurait ; les larmes sur ses joues avaient formé de longs sillons brillants, et la calme immobilité qu’elle semblait revêtir n’était en fait qu’une sorte de méditation triste, entrecoupée de sanglots. Elveus n’osa pas la déranger… Mais elle leva la main pour la poser sur l’épaule de la jeune fille, prête à la consoler comme elle savait si bien le faire ; c’était une des rares choses qui la rendaient un tantinet sociable : sa capacité à écouter. Elle qui n’était pas bavarde savait très bien écouter les gens et était une très bonne oreille pour quelqu’un en détresse. Mais elle se ravisa au dernier moment, prise d’une soudaine timidité. Elle laissa tomber sa main contre son flanc, n’osant pas déranger la jeune fille.



C'était pour un rp, mais si vous voulez que je réécrive un truc juste pour vous montrer je peux aussi ^^"
A la base c'état pas si long en un coup, c'est deux posts différents mais j'aime bien les deux alors je les ai mis ^^
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Saya
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MessageSujet: Re: Ze veux, ze veux, ze veux être écrivain ^^   Mar 12 Juin - 14:52

Pas de soucy pour moi miss ^^
Bienvenue dans l'équipeuh
!

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Merci ma lumière *0*
Hihi mon fofo chéri
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MessageSujet: Re: Ze veux, ze veux, ze veux être écrivain ^^   Mar 12 Juin - 17:17

*trop heureuse*

Muarchiiiii !! ^-^
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MessageSujet: Re: Ze veux, ze veux, ze veux être écrivain ^^   

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Ze veux, ze veux, ze veux être écrivain ^^
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